Au Bénin, l'engouement pour la nourriture à emporter a considérablement progressé ces dernières années, en particulier dans des villes telles que Cotonou, Abomey-Calavi et Porto-Novo. Dans le domaine de la vente à emporter et la livraison, les contenants alimentaires sont d'une importance cruciale, qu'il s'agisse de street food, de maquis, de fast-foods ou de cafés urbains. Dans la pratique, les méthodes diffèrent considérablement en fonction du type d'institution et des coutumes locales.
Les sachets plastiques dominent toujours dans la street food.
Au Bénin, l'usage des sachets plastiques reste le moyen le plus répandu pour emballer les repas dans le secteur de la cuisine de rue (street food). Force est de constater dans les rues et les marchés des grandes villes comme Cotonou ou Abomey-Calavi, des commerçantes de nourriture servir des plats directement dans des sachets.
Cette technique est employée pour une multitude de mets pris tels que : le riz agrémenté de sauce tomate ou de sauce aux arachides, les haricots servis avec du gari, les spaghettis de rue, la bouillie, ainsi que quelques spécialités locales comme l'akassa ou l'ablo.
Dans de nombreuses situations, les vendeuses emploient plusieurs sachets pour une seule commande. Par exemple, le riz peut être conservé dans un emballage, tandis que la sauce peut être contenue dans un sachet plus petit. Cette séparation empêche que le plat ne s'humidifie excessivement avant d'être mangé. Les sachets servent également pour les boissons locales ou les nourritures liquides. La bouillie, un plat pris au petit matin, est fréquemment proposée en sachets compacts que les consommateurs peuvent ingurgiter sans avoir à la verser.
Malgré l'adoption d'une loi visant à réduire l'usage des emballages plastiques non biodégradables par le gouvernement béninois, cette pratique reste ancrée dans le quotidien des vendeuses et acheteurs, notamment dans la vente de rue.

Sachets plastiques et barquettes dans les maquis et petits restaurants
Dans les petits restaurants locaux, souvent connus sous le nom de « maquis », les méthodes d'emballage pour les plats à emporter sont assez similaires à celles de la street food. L'utilisation de sachets plastiques reste la solution la plus courante, particulièrement pour les clients qui souhaitent acheter un repas rapidement et à moindre coût.
Dans beaucoup de maquis de Cotonou ou d'Abomey-Calavi, les repas à emporter sont le plus souvent servis dans des sachets plastiques, selon les habitudes et surtout selon le budget du client. Ainsi, pour des plats traditionnels tels que l'igname pilée servie avec une sauce d'arachide, le restaurateur peut mettre l'igname dans un sachet et la sauce dans un autre plus petit, de sorte que les deux ne se mélangent pas trop tôt. On retrouve également ce type de pratique avec certains mets comme le kom, souvent accompagné d'une sauce tomate épicée, où chaque élément peut être emballé séparément.
Dans ces cas-là, les sachets permettent aux clients d'emporter facilement leur repas, notamment s'ils veulent une solution plus économique. Lorsque le client a un budget un peu plus élevé, certains maquis proposent des barquettes plastiques pour servir le repas, ce qui permet de manger directement dans le contenant de façon plus pratique.
Dans la pratique, on observe les deux solutions. Les sachets en plastique restent l'option la plus économique et la plus courante, tandis que les barquettes en plastique sont généralement destinées aux clients qui privilégient une présentation plus pratique ou plus hygiénique. Une fois emballé, le repas est généralement mis dans un sac plastique supplémentaire pour faciliter son transport.
Les fast-foods adoptent des emballages en carton
On observe une émergence progressive de nouveaux types d'emballages sur le marché béninois à mesure que la restauration rapide moderne s'impose dans les centres urbains.
Dans plusieurs chaînes de restauration rapide en milieu urbain à Cotonou, les plats sont présentés dans des boîtes en carton pour les burgers, du papier d'emballage pour les sandwichs et des barquettes pour les frites. On utilise fréquemment ces emballages pour des articles tels que : hamburgers, shawarmas, poulet frit, frites. On apprécie le carton pour sa capacité à préserver la forme du produit tout en offrant un aspect plus élégant.
Toutefois, ces options sont surtout adoptées par les restaurants modernes, du fait de leur coût dépassant celui des sachets plastiques employés dans la cuisine de rue.

La livraison de repas exige des emballages plus résistants
L'option de livraison de repas se développe progressivement dans les grandes villes du Bénin. De nombreux restaurants proposent désormais un service de livraison à domicile ou au bureau. Comme la majorité des livraisons sont faites par moto, les emballages doivent être conçus pour supporter les vibrations et mouvements du transport.
Ainsi, les restaurants ont généralement recours à : des barquettes en plastique avec couvercle, des boîtes en carton et des sacs en plastique pour regrouper les commandes. Les plats qui contiennent des sauces sont souvent placés dans des barquettes bien scellées pour prévenir tout risque de fuite. Les repas sont ensuite disposés dans un sac additionnel pour les protéger contre la poussière et l'exposition directe au soleil pendant le transport.
Dans ce cadre, l'emballage destiné à la livraison est principalement élaboré pour assurer la protection du repas jusqu'à ce qu'il parvienne au client.

Les coffee shop utilisent des gobelets et des sacs en papier
Les cafés et boulangeries constituent une section plus récente du marché alimentaire des villes béninoises. Les emballages sont en général plus proches des normes internationales dans ces établissements. Les clients qui prennent leurs boissons chaudes, comme le café ou le thé, à emporter les reçoivent généralement dans des gobelets en papier munis d'un couvercle. On sert souvent les boissons froides, comme les smoothies ou les jus, dans des gobelets en plastique transparent.
Les vendeurs mettent habituellement les produits de boulangerie dans des sacs en papier ou des petites boîtes en carton, comme les croissants, les sandwichs ou les pâtisseries.
Ces emballages protègent les aliments tout en offrant une présentation plus propre et plus professionnelle.
Au Bénin, les habitudes d'emballage des denrées alimentaires diffèrent en fonction du type de restauration. Dans la cuisine de rue et de nombreux maquis, les sachets en plastique restent les plus utilisés, tandis que certains établissements proposent également des barquettes en plastique en fonction du budget des clients. Les emballages des fast-foods modernes sont de plus en plus cartonnés, les cafés privilégient les gobelets et sacs en papier.
Dans l'ensemble, le secteur se transforme doucement, mêlant de simples solutions abordables à des formats d'emballage plus contemporains.