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La vaisselle à usage unique et l’environnement – Blog DINOVIA – Les dernières actualités et tendances de la vente à emporter
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La vaisselle à usage unique et l’environnement

Il y a quelques temps, l’administration a voulu mettre en place une taxe dite « pique-nique » taxant les emballages plastiques et plus particulièrement la vaisselle à usage éphémère en plastique.

Cette taxe, si elle est mise en place, est-elle légitime par rapport aux applications et aux services que peuvent rendre la vaisselle jetable en plastique ?

Va-t-elle contribuer à réduire le volume des déchets des emballages plastiques et à mettre en place une véritable politique de traitement des déchets ?

Voici présenté ci-dessous des éléments de réflexions sur le thème du plastique et de l’environnement.

Les arguments proposés proviennent de « Plastic Europe ». L’objectif est d’alimenter le débat sur les différents points de vue concernant les déchets plastiques, les emballages plastiques et plus précisément la vaisselle jetable en plastique.

Les plastiques sont issus de la récupération du naphta, qui est un simple résidu du raffinage qui autrefois était inutilement brûlé en torchère.

Les plastiques sont déjà une forme de recyclage d’un déchet.

On ne trouve pas de matières plastiques « naturelles ». Elles sont toutes fabriquées par l’homme. Les matières plastiques sont composées de polymères issus du pétrole.

Par contre il existe des polymères naturels (la cellulose, l’amidon, les protéines).

Si les plastiques dans l’emballage étaient remplacés par des matériaux traditionnels, il y aurait 7 fois plus d’émission de CO2 aggravant l’effet de serre.

La vaisselle à usage unique en plastique étant plus légère et permettant souvent une meilleure empilabilité, il y a moins de camions sur les routes et à volume égal les camions consomment moins de carburant.

La consommation mondiale d’énergie serait doublée.

La fabrication des matières plastiques représente 4% du volume du pétrole.

Transport et chauffage = 80%

Huiles et goudrons = 16%

Matières plastiques = 4%

40% des articles en plastique ont une durée de vie courte et 60% une longue durée.

51.3% des produits en plastique sont valorisés dont 21.3% en recyclage et 30% en valorisation énergétique.

Le recyclage permet de donner une seconde vie pour les secteurs industriels du bâtiment, de l’automobile et de l’industrie.

Le recyclage a aussi ses limites. Il n’est pas possible techniquement et économiquement de tout recycler.

– Coût et pollution liés au transport des matériaux,

– Difficulté du tri sélectif,

– -difficulté du traitement (nettoyage).

Ces éléments peuvent donner un coût énergétique défavorable et devenir écologiquement négatifs.

Pour la partie non recyclable des déchets plastiques, l’incinération s’impose comme la solution Ecologique complémentaire.

Les plastiques ont une valeur énergétique comparable au fuel et 2 fois supérieures à celle du papier, du bois et du charbon.

L’incinération des plastiques dans les déchets permet aux incinérateurs de consommer moins de pétrole et de produire de l’énergie.

En France, l’incinération des déchets ménagers de 5 millions de parisiens permet de chauffer 198 000 appartements.

L’incinération d’1 sac de plastique alimente une ampoule de 60w pendant 10 minutes.

L’incinération réduit de 90% le volume des déchets ménagers.

Bien entendu cela n’a de sens que si les incinérateurs ne polluent pas notre atmosphère.

Il y a en France 123 incinérateurs. C’est devenu une industrie propre, réglementée et surveillée produisant peu de déchets ultimes.

Les éléments communiqués plus haut sont des arguments généraux qui peuvent être affinés.

Il n’est pas question de prétendre qu’il n’y a qu’un seul point de vue sur les matières plastiques.

Il est évident qu’il est nécessaire de réduire notre consommation d’emballage en plastique mais en tenant compte des avantages et des inconvénients qu’ils procurent.

Il existe de nouveaux matériaux plus écologiques, inscrit dans la notion du développement durable mais, là aussi, il est nécessaire de peser les plus et les moins.

Le débat dans nos pays riches et industrialisés concernant l’environnement est intense mais souvent, il oublie ou néglige quelques réalités. L’une des conclusions possible est que le modèle unique dans un monde idéal n’existe pas mais que nous pouvons à tous les niveaux et surtout au notre le rendre un peu plus vivable et meilleur.

Céline Duperray

Designer produit

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